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mardi 8 octobre 2019

INTERVIEW DE 
NICOLAS LEBEL



 Bibliographie :
L'heure des fous 30/01/2013 (poche 24/04/2019)
Le jour des morts 21/05/2014 (poche 10/06/2015)
Sans pitié ni remords 26/08/2015 (poche 10/05/2017)
De cauchemar et de feu 03 mai 2017 (poche 09/05/2018)
Dans la brume écarlate 27 mars 2019
L'embaumeur - La piste aux étoiles 14/11/2019



1- Bonjour Nicolas, tout d'abord, je te remercie de t'être plié au jeu de l'interview. Dans tes romans, tu as créé une équipe à laquelle on s'attache très vite : le capitaine Mehrlicht et ses lieutenants Dossantos et Latour. On met toujours un peu de soi dans son personnage principal, en quoi te reconnais-tu chez Mehrlicht?

Mehrlicht a ce pouvoir de se permettre de dire ce qu’il pense, tout ce qu’il pense, malheureusement. Qui ne rêverait de ce super pouvoir ? Bien sûr, il reste attaché à ne pas blesser ceux qui lui sont proches et qu’il apprécie. Je crois que je fais ça, et de plus en plus. L’âge venant, on prend moins de pincettes. Mais contrairement à lui, je reste courtois dans la formulation ! Avec un vrai culte de la littérature, c’est je crois le seul trait que nous partageons. J’ai mis un peu de moi dans toute l’équipe. J’ai l’engagement politique de Latour , sa naïveté aussi, et un côté un peu bourrin qu’on retrouve chez Dossantos ( mais je me soigne.) 


2- Dans tes romans, tu traites régulièrement de sujets sensibles d'actualité. Pour être dans le move du moment où parler de ce qui te révolte ?

Je pense que le polar est la littérature de l’indignation. C’est là, au cœur de l’actualité, confronté aux faits, que naissent mes intrigues : La misère galopante, les migrants, la montée de l’extrême droite, la destruction de la planète, la violence des hommes contre les femmes… De l’indignation et de l’inquiétude. Où allons-nous en tant que société, en tant que civilisation, en tant qu’espèce ? J’écris pour parler de ces sujets, d’abord pour les explorer et comprendre, ensuite pour les mettre sous le nez des lecteurs. J’admets qu’il y a toujours un parti pris. Je prends position et j’accuse, même si ce n’est pas l’enjeu en soi du roman. Mais je reste persuadé que grâce au polar, on peut éclairer le lecteur, l’informer, et peut-être l’amener lui aussi à prendre parti, à s’engager, en plus de le divertir.


3- Mehrlicht et son équipe reviendront-ils prochainement ou ton prochain livre nous entrainera-t-il dans un nouvel univers? Quels sont tes futurs projets? Un petit scoop?

J’ai été contacté par les éditions French Pulp pour reprendre, le temps d’une aventure, le personnage de l’Embaumeur, et je dois avouer que je me suis bien amusé. C’est un personnage très vivant, très libre, très moderne qui m’a un peu affranchi des limites imposées par Mehrlicht, le vieux flic des années cinquante perdu au troisième millénaire. Ce roman sort le 14 novembre. Je travaille en ce moment sur un vrai thriller, un projet qui m’amuse beaucoup ( je crois qu’on a compris que si je ne m’amuse pas, je n’écris pas…) parce que je me confronte à une nouvelle mécanique, une nouvelle construction, une intrigue pleine de rebondissements et de retournements. C’est une usine à gaz, je salue ceux qui maitrisent cette mécanique, mais en tant que novice, je m’y plais bien ! Et je pense que le roman suivant sera un roman court : soit un roman noir (qui est commencé) soit tout autre chose, une histoire venue d’un rêve… Bref, ce ne sont pas les idées, ni les projets qui manquent, mais le temps… Quant à Mehrlicht, il reviendra, bien sûr. Il faut juste que les choses achèvent de se mettre en place dans ma tête. D’ailleurs, le thème de sa prochaine enquête est caché dans cette interview !


4- Si tu devais écrire un livre à quatre mains, avec quel auteur l'écrirais-tu? (Francophone ou anglophone ).

L’écriture de roman est, pour moi, un plaisir solitaire et intime. Je ne sais pas si j’ai très envie de laisser l’accès à quelqu’un, de partager ce qui se trame dans mon imaginaire. En revanche, pour l’écriture de scripts, de scenarii, pourquoi pas ? Au contraire. J’ai écrit un scénario de long métrage avec une copine. Les débats étaient vivants, pour le moins ! C’est très enrichissant. L’autre d’où qu’il vienne, qui qu’il soit est toujours enrichissant !

Il ne me reste plus qu'à te remercier et à te souhaiter le meilleur pour la suite. De toutes façons, je ne suis pas loin, hein...😁😉


 

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