Followers

samedi 29 février 2020

UN MERCI DE TROP 
de Carène Ponte










Résumé :

Sage et obéissante depuis le jour de sa naissance, Juliette a tour à tour été un bébé facile, une enfant modèle, une adolescente sans problèmes et une jeune fille rangée. À presque 30 ans, habituée à dire docilement oui à tout et effacée jusqu'à la transparence, elle ronronne dans la chaleur rassurante d'une vie sans remous d'assistante de gestion. Jusqu'à ce " merci " de trop, seule réponse qu'elle parvient à bafouiller après une énième humiliation professionnelle. Ouvrant brusquement les yeux sur le désert de son existence, Juliette décide de démissionner et d'enfin vivre ses rêves, au risque du désordre.
Et du désordre, il va y en avoir beaucoup...



Avis :

Premier livre de Carène Ponte publié, Un merci de trop est un roman feel-good où l'héroïne vit beaucoup de situations rocambolesques plus ou moins provoquées.

C'est un roman qui se lit très vite et qui est rempli d'humour même s'il traite également de sujets graves comme la souffrance au travail, une mère envahissante et castratrice, une grossesse en solo, l'avortement, être fille-mère, ...

On peut regretter beaucoup de facilités narratrices et des ficèles un peu grosses mais les personnages sont attachants et on passe un bon moment en leur compagnie.

Juliette, le personnage principal, est une personne étouffée par sa mère, par son travail, ses obligations et qui n'ose jamais défier qui que ce soit, de peur de faire du mal aux autres, quitte à s'oublier totalement.
Un jour, elle va envoyer tout valser et sa vie va s'en retrouver toute chamboulée, parfois pour le meilleur, parfois pour le pire...

Même si on devine aisément où veut en venir l'auteure, on lit sans déplaisir pour les situations cocasses et l’humour. Le personnage principal est d'une naïveté confondante et a tendance à réagir comme une adolescente qui découvre la liberté avec ses bons choix et ses mauvais...

Je ne me suis pas du tout identifiée au personnage pour les décisions cruciales sur sa vie qu'elle prend, mais j'ai ressenti beaucoup de bien quand elle a envoyé valser son travail pour s'épanouir enfin. Beaucoup de personnes souffrent au travail et acceptent un boulot "alimentaire" par manque de choix, mais la pression qui se libère quand on quitte un emploi étouffant n'a pas de prix et c'est une chose que chacun devrait accomplir pour son bien être...

La plume de Carène Ponte était déjà agréable dès ce premier roman, la plume s'est améliorée de livre en livre avec des intrigues plus crédibles et moins de facilités narratives.

Un merci de trop est un roman sympathique, frais et léger qui aborde des sujets sensibles avec beaucoup d'humour. Une évasion livresque pleine de détente.

Lu dans le cadre de la Lecture Commune n°2 du blog Mes évasions livresques.

UN MERCI DE TROP
de Carène Ponte
Sorti le 09 juin 2016
chez Michel Lafon (broché)
283 pages
Sorti le 15 juin 2017
chez Pocket (poche)
240 pages
3.5/5


vendredi 28 février 2020

SANTA MUERTE 
de Gabino Iglesias









Résumé :

Austin, Texas. Tu t'appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour... Non, oublie " beau ". Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d'un gang méchamment tatoués qui ont aussi capturé ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair : ici, c'est chez eux.

Fernando croit en Dieu, et en plein d'autres trucs. Fernando jure en espagnol, et hésite à affronter seul ses ennemis. Mais avec l'aide d'une prêtresse de la Santería, d'un Portoricain cinglé et d'un tueur à gages russe, là oui, il est prêt à déchaîner l'enfer !



Avis :

Fascinée dès la couverture et la quatrième de couverture, j'ai appréhendé ce roman comme un roman noir bien déjanté sur les cartels mexicains.

En fait, nous suivons Fernando, un immigré clandestin qui cumule deux boulots ; vigile de boîte de nuit et dealer tout en bas de l'échelle. Sa deuxième activité va l'amener à risquer sa vie quand il va être kidnappé et qu'il va regarder un de ses collègues être décapité sous ses yeux.

Dès lors, Fernando prend peur et se réfugie encore plus dans la religion et son apprentissage mystique auprès de la prêtresse de la Santeria, qu'il considère comme une mère d'adoption. Coincé dans une patrie qui n'est pas la sienne, il ne peut retourner d'où il vient car il a dû s'exiler.

Il ne lui reste plus qu'à prier sa Santa Muerte pour qu'elle le protège des gens qui lui veulent du mal et se jeter dans la gueule du loup avec des tueurs cinglés pour s'en sortir...

Santa Muerte est un roman noir violent, déjanté et saupoudré d'humour noir. L'auteur, culturiste de profession, écrit ici son premier roman noir et c'est son premier roman traduit en France.
Avec des thèmes forts comme la foi, l'amitié, la solidarité, l'exil, l'immigration et la violence des gangs, Gabino Iglesias nous livre un roman noir atypique, qui nous fait ressentir de l'empathie pour son antihéros, Fernando, et nous fait faire connaissance avec une galerie de personnages bien trempés.

Le roman est court, moins de 200 pages, mais intense avec des scènes de violence inouïes et des tueurs qui ne reculent devant aucune atrocité.

Un soupçon de fantastique plane au-dessus du roman, à moins que ce soit l'addiction de Fernando pour l’oxycodone qui fasse cet effet là, puisqu'on vit le récit par son point de vue.

Une découverte de plume originale avec un récit addictif qui plonge le lecteur dans une aventure, pied au plancher.

Je remercie Sonatine pour sa confiance et cette découverte d'auteur.

SANTA MUERTE
de Gabino Iglesias
Sorti le 20 février 2020
chez Sonatine
192 pages
20€
4/5


SEULE LA HAINE 
de David Ruiz Martin









Résumé :

Elliot est intelligent. Elliot est sensible. Elliot a quinze ans aujourd'hui. Elliot a tout pour être heureux. Mais Elliot a vécu un drame. Elliot est dévasté. Elliot cherche des réponses... ... alors Elliot s'est pointé avec un flingue chargé. Persuadé que Larry Barney, psychanalyste spécialisé dans les troubles de l'adolescence, est responsable du suicide de son frère, Elliot, quinze ans, se présente armé dans son cabinet. Séquestré, Larry n'a d'autre choix que de laisser le jeune homme lui relater les derniers mois. Mais très vite, c'est l'escalade de l'horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l'abject et de l'inhumanité. Au fil du récit, tandis que les détails se succèdent, une seule idée l'obsède : celle de s'en sortir, à tout prix...



Avis :

Premier rendez-vous avec l'auteur David Ruiz Martin, et ce rendez-vous est malheureusement manqué...

Avec Seule la haine, l'auteur plonge le lecteur dans un thriller psychologique malsain et anxiogène, ce que j'apprécie habituellement.
Malheureusement, j'ai trouvé à ce roman trop de longueurs malgré que ce soit un roman assez court (moins de 250 pages).

Toute la partie huis clos m'a plu, bien que le récit fut parfois un peu confus, mais dès qu'on sort du huis clos, j'ai trouvé le récit ennuyeux.

L'exercice du huis-clos en lui-même est intéressant, le côté manipulateur aussi mais j'ai eu du mal à croire qu'un enfant de 15 ans arrive à faire douter un psy de tout, même de ce qu'il est sensé connaître le mieux.

L'auteur a cependant une plume intéressante mais je pense que son récit aurait été bien plus efficace au format nouvelle car dès qu'on était plus dans le huis clos, j'ai ressenti comme un récit étiré inutilement.

De bonnes idées mais trop confuses pour moi, j'ai vu que d'autres blogueuses avaient vraiment beaucoup aimé ce livre alors je vous laisse vous faire votre propre avis.

Je remercie l'auteur pour sa confiance.
 


SEULE LA HAINE
de David Ruiz Martin
Sorti le 10 février 2020
Aux Éditions Nouvelle Bibliothèque
240 pages
19€
2/5


mercredi 26 février 2020

BLOODY HARRY, TOME 1 :
 LA BD DONT IL NE FAUT PAS PRONONCER LE NOM!
 de Alexandre Arlène









Résumé :

La prophétie raconte que cette BD est la plus drôle du monde des sorciers et que chaque page a été enchantée pour vous faire mourir de rire ! C est un artefact bien trop dangereux... mieux vaut ne pas l ouvrir.


Avis :

Une bande dessinée parodique reprenant l'univers d'Harry Potter et ses personnages. Un gag par page.

J'étais contente en abordant cette bande dessinée car j'apprécie beaucoup la saga Harry Potter, sans être une fan absolue.

En sortant de cette bande dessinée, je ressors avec un sentiment de déception. Déjà, je m'attendais à une histoire suivie et pas à un gag par page, ce qui n'est pas bien grave tant que ça me fait rire et le problème est surtout là...

Sur les 120 pages qui se lisent très vite, j'ai dû rire 2/3 fois car l'humour est souvent très lourd, scatophile ou vulgaire.

Heureusement subsistait quelques pages à l'humour noir ou absurde qui sont bien plus compatibles avec mon sens de l'humour...

Cette bande dessinée n'a pas marché avec moi et je ne lirai pas le tome 2 car ce n'était pas mon sens de l'humour mais la BD est suffisamment bien dessinée et il est assez drôle de rencontrer les alter égo des personnages de J.K. Rowling.

Par contre, ne le faites pas lire à vos enfants car l'humour se situe très souvent en dessous de la ceinture.
La BD est recommandée pour les 9-12 ans, je trouve ça inconscient...

BLOODY HARRY, TOME 1 : LA BD DONT IL NE FAUT PAS PRONONCER LE NOM
de Alexandre Arlène
sorti le 05 octobre 2016
Aux Editions Jungle
Collection : Bloody Harry
120 pages
15€
1.5/5


L'ÎLE DÉCHIRÉE 
d'Aude Lafait









Résumé :

À Chypre, le corps d'un marchand d'art est retrouvé dans les ruines de la zone de démarcation qui divise le Sud et le Nord de l'île. Eleni, la sœur de la victime, revient sur sa terre natale pour connaître la vérité. Entre Chypre et Paris, elle découvre aux côtés de l'inspecteur Michaelides une part insoupçonnée de la vie de son frère et plonge dans l'histoire tourmentée de son pays.


Avis :

L'île déchirée, un titre faisant référence à un lourd conflit ayant eu lieu, en 1974, sur ce territoire qui sépara l'île en deux territoires, l'un turc, l'autre chypriote.
Sur les ruines de cette zone de démarcation qui divise le Sud et le Nord de l'île, est trouvé le corps de Stavros, un marchand d'art. L'inspecteur Michaelides est chargé de l'affaire et fait la connaissance de la sœur de la victime. Chacun de son côté, entre Paris et Chypre, ils vont apprendre qui était la victime et ce qui l'a mené à être assassiné tout en revenant sur le passé douloureux et l'histoire tourmentée de leur pays.

Grâce à ce roman et à l'auteure Aude Lafait, j'en ai appris beaucoup sur cette période que je ne connaissais pas du tout de l'île, de cette année violente et sanglante qui a séparé des familles, en a détruit bien d'autres. Un passé que les plus anciens n'oublient pas et qui vivent encore cette période comme un grand traumatisme.

L'île déchirée, outre ce pan historique important dans l'intrigue nous plonge aussi dans l'histoire de l'art religieux et une enquête solide très bien ficelée.

J'ai eu pas mal de mal avec le surplus de personnages qu'on nous présentait en très peu de pages, avec des noms un peu similaires, qui m'ont, plus d'une fois, perdue. Pas pour comprendre l'intrigue, mais plus sur le qui fait quoi...

Un polar qui est lourd par son propos et assez stagnant dans son action. Il se passe beaucoup de choses au fil de ces pages mais il m'a manqué un peu d'action pour emporter totalement mon adhésion.

Je remercie les éditions du Lamantin pour leur confiance.

L'ÎLE DÉCHIRÉE
d'Aude Lafait
Sorti le 23 octobre 2019
aux Éditions du Lamantin
Collection : Le lamantin des profondeurs
272 pages
18€
3.5/5


mardi 25 février 2020

ASTERIX CHEZ RAHAZADE
 d'Albert Uderzo









Résumé :

Dans un lointain royaume situé dans la vallée du Gange, la belle princesse Rahàzade vit un compte à rebours funeste. Si la pluie ne vient pas délivrer son peuple d'une sécheresse redoutable, elle sera sacrifiée aux dieux! Ça, Asterix et Obélix ne sauraient l'accepter! Et c'est en compagnie d'Assurancetourix qu'ils traversent le globe sur un tapis volant pour lui porter secours... Car qui mieux que l'inénarrable barde gaulois pourrait faire tomber la pluie?


Avis :

Je me suis replongée avec délectation dans cet album, qui date de 1987, le 28ème, et qui est le premier tome de la série sans René Goscinny, laissant seul Albert Uderzo aux manettes.
Si on retrouve toujours avec plaisir le dessin d'Uderzo, les bagarres, les jeux de mots et l'humour, le scénario pêche un peu.

Dans cette aventure d'Astérix, un fakir, Kiçàh, vient chercher nos deux héros, accompagnés du fidèle Idéfix et du barde Assurancetourix, dont le chant strident pourrait bien sauver la vie de la princesse Rahàzade, telle la princesse des 1001 nuits.

Nous suivons donc une galerie de nouveaux personnages mais Uderzo ne peut s'empêcher de faire un clin d’œil aux fans de la série en insérant quelques planches humoristiques avec des romains et la bande de pirates, destinée à couler à chaque rencontre. On finirait -presque- par avoir pitié d'eux.

Toute une série de péripéties va bien sûr se produire sur leur route, retardant leur arrivée en Inde, en passant par la Grèce et la Perse avec la fameuse scène du tapis volant percé et le tapis volant persan...

Nos héros vont découvrir une nouvelle culture, de nouvelles traditions et une étonnante gastronomie, qui ne sera pas pour déplaire à ce cher Obélix.

Cette bande dessinée est très drôle même si elle est loin d'être la plus marquante de la saga.

A découvrir ou redécouvrir pour petits et grands!
René Goscinny
Albert Uderzo


ASTERIX CHEZ RAHAZADE
d'Albert Uderzo
Sorti en octobre 1987
chez Albert René
48 pages
9.99€
3/5


lundi 24 février 2020

GRIM LOVELIES, TOME 1 
de Megan Shepherd









Résumé :

Anouk envie le « Joli Monde », celui des humains, avec ses belles voitures et ses tenues à la mode, un monde où les gens sont libres d’aller et venir, et de tomber amoureux. Malheureusement, tout cela lui est inaccessible, car elle n’est pas humaine. Anouk est née animal et a été transformée en jeune fille par la sorcière Mada Vittora, qui a fait d’elle sa domestique. Derrière les murs de sa prison parisienne, elle mène une morne existence, entre balai et casseroles. Mais lorsque sa maîtresse est découverte gisant dans une mare de sang, Anouk et ses amis s’empressent de fuir avant d’être accusés du crime.

Le monde extérieur tant fantasmé devient un lieu hostile. La société secrète de magie, « la Haute », s’est déjà lancée à leurs trousses, tandis que s’engage une course contre la montre pour garder apparence humaine. Car si Anouk et ses amis échouent à prolonger le sortilège qui les a transformés, ils perdront tout. S’ils y parviennent, des pouvoirs insoupçonnés pourraient s’ouvrir à eux.


Avis :

Tout d'abord un petit historique de cet achat de livre pour moi... petit promis ;)
Très superficiellement, la couverture m'a attirée comme une mouche... Comme je ne suis pas superficielle, je ressors les mains vides...

Je reviens deux mois après et mes yeux retombent dessus directement, je lis la 4e de couverture (oui, je ne l'avais pas fait la 1ère fois) et je me dis: bon, fonces^^
Entre deux, j'apprends que ce sera un diptyque et du coup, je le mets un peu de côté car je lis tellement de livres entre deux que je préférais que ma lecture soit fraîche et ce deuxième tome est sorti le 19 février. Le moment était donc venu...

Bon après avoir fait la tata -même pas saoule- qui vous raconte ses anecdotes au moment des repas de Noël, qui n'intéressent qu'elle et peut-être l'oncle Maurice, qui s'ennuie devant les téléréalités, je vais vous donner mon avis^^

J'ai adoré l'univers et son originalité. Dans ce roman, on côtoie sorcières, gobelins, la Haute Société et les Familiers (animaux transformés en humains par des sorcières pour les avoir en domestiques).

Anouk est un de ces Familiers, elle n'a rien connu d'autre que le Manoir de la sorcière qui l'a transformée en humaine. Sa vie d'avant, elle n'en a aucun souvenir et elle rêve du monde extérieur. Un soir, suite au meurtre de celle qu'elle a considérée comme sa mère, elle est obligée de fuir Paris, de crainte d'être accusée de meurtre. Elle fuit avec un autre Familier et ils n'ont que très peu de temps pour trouver une autre sorcière qui voudra renouveler le sortilège et leur rendre leur liberté car sinon ils perdront tout ce qu'ils avaient jusqu'à présent...

Le début fut très long à démarrer et un peu confus, puis on finit par comprendre les enjeux et le rythme s'accélère et beaucoup de personnages interviennent sans qu'on ne sache trop qui est qui, que ce soit dans la Haute ou chez les gobelins.
J'ai trouvé la bataille un peu confuse également mais bien rythmée et passionnante.

Le final m'a laissé un peu sur ma faim et je ne doute pas que le second tome me calera ce petit creux.

Un agréable roman de fantasy young-adult à l'univers intrigant et captivant qui n'est peut-être pas le meilleur du genre, mais efficace, cependant.

GRIM LOVELIES, TOME 1
de Megan Shepherd
Sorti le 14 août 2019
chez Castelmore
414 pages
16.90€
4/5


vendredi 21 février 2020

POUR LE PIRE
 de E.G. Scott








Résumé :

Le couple que forment Paul et Rebecca ne reposerait-il que sur des illusions ? Lorsque deux policiers sonnent à leur porte un matin, à la recherche d'une femme disparue, Rebecca est loin de se douter que ce sera l'événement le moins dramatique de sa journée. Car son mari cache quelque chose. Et plus elle creuse, pire semble être l'objectif de celui qui partage sa vie depuis vingt ans. Alors que les mensonges de Paul se multiplient, confiance et fidélité semblent ne plus être que de lointains souvenirs et sa femme sombre dans la paranoïa.
Progressivement, le couple se retrouve piégé dans une spirale infernale... au risque de tout détruire.



Avis :

Sous le pseudonyme d’E.G. Scott, Elizabeth Keenan et Greg Wands écrivent à deux. Amis depuis plus de vingt ans, «Pour le pire» marque leur première collaboration. (NDLR : présentation sur Babelio)

Un thriller domestique où le couple est parfait qu'en apparence? Pour le pire est un roman tortueux et complexe, qui, avec ses nombreux rebondissements, offre aux lecteurs un vrai suspense prenant jusqu'au final explosif.

L'histoire est narrée du point de vue de Paul, Rebecca et des policiers. Chaque point de vue donne une vision générale progressive expliquant de nombreuses zones d'ombre.

J'ai eu du mal à me plonger dans le roman que je trouvais long et plutôt ennuyeux, mais c'était une exposition nécessaire pour la suite du roman qui se dévore une fois cette introduction passée.

Sur fond de vérités cachées, de mensonges avoués, de manipulation, d'addiction, Pour le pire est un roman qui embrouille habilement le lecteur jusqu'à son épilogue.  

Si vous aimez les romans à suspense qui titillent vos nerfs et vous surprennent totalement par un final dantesque, ce roman est fait pour vous.  

Je remercie Babelio et Pygmalion pour cette masse critique privilégiée.


POUR LE PIRE
de E.G.Scott
Sorti le 05 février 2020
chez Pygmalion
collection : Policier
456 pages
21.90€
4/5
 
UN AMOUR DE CHAT 
de Melinda Metz









Résumé :

Une année rien qu’à moi ! En s’installant à Los Angeles dans la charmante résidence de Storybook Court, Jane, trentenaire de nouveau célibataire, se donne un an pour réaliser ses rêves… dès qu’elle saura en quoi ils consistent ! Une nouvelle vie dans laquelle il n’y a pas de place pour un homme. Seulement, MacGyver, son chat, en a décidé autrement !

Bien décidé à rompre la solitude de la jeune femme, il jette son dévolu sur l’un des voisins, David, boulanger, veuf depuis trois ans. Le malicieux félin va tout faire pour provoquer une rencontre…


Avis :

Inspiré d'un fait réel où un chat en Orégon dérobait des objets aux voisins de sa maîtresse, Melinda Metz, pour son premier roman nous livre un roman feel-good.

Grâce à un héritage, Jane s'offre une année sabbatique pour se remettre en question, trouver sa voie professionnelle au travers des choses qu'elle aime et surtout pas d'homme car ses relations furent catastrophiques et elle veut s'épanouir sans distraction.
Son chat MacGyver ressent la solitude de sa maîtresse et va tout faire pour lui trouver le partenaire idéal et il n'est pas le seul car ses charmantes voisines cherchent à tout prix à la caser avec des hommes qui vont se révéler être la lie de l'espèce masculine...

Ce roman est bourré d'humour malgré des sujets sérieux comme le deuil, l'épanouissement dans la vie professionnelle et personnelle, la culpabilité.
Les personnages très déjantés et les situations cocasses que vont vivre les différents personnages participent à la bonne humeur du roman.
Et puis, ce chat, MacGyver, qui est une boule de poils qui réfléchit en chat et pense que l'humain est comme lui mais en plus stupide et surtout plus lent à comprendre les divers signes qu'il envoie...
Le comportement qu'il a envers Doggy, le chien de David, montre à quel point le chat se sent supérieur à de nombreuses espèces, le tout dans un bassin humoristique.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a permis de faire une vraie pause détente avec une histoire légère et fraîche. Une lecture idéale pour se vider la tête et faire le plein de bonne humeur.

Une suite est sortie ce mois-ci, avec MacGyver, dont le titre est Le chapardeur des cœurs.

Je remercie les éditions de l'Archipel pour leur confiance.

UN AMOUR DE CHAT
de Melinda Metz
Sorti le 06 février 2020
chez Archipoche
336 pages
7.95€
4/5