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dimanche 28 février 2021

Bilan livresque Février 2021

 BILAN LIVRESQUE 

FÉVRIER 2021




Un bilan en dents de scies avec beaucoup de lectures moyennes en début de mois et de très bonnes lectures en fin de mois, je vais retenir que les dernières pour ma part, histoire de me motiver pour le mois à venir...

ROMANS :


- Ce qu'il nous faut de nuit de Laurent Petitmangin 3.5/5
- Solitudes de Niko Tackian 3/5
- Idoles de Marianne Weller 3/5
- Le veilleur des songes de Elisabeth Larbre 4/5
- Le théorème de la licorne de Gina Dimitri 4/5
- Hors Piste de Allie Reynolds 4.5/5
- Mort à vie de Cédric Cham 4.5/5
- Vers le soleil de Julien Sandrel 4.5/5
- Je t'aime de Barbara Abel 4/5


LECTURES GRAPHIQUES :



- The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demizu tomes 10, 11 et 12

- Luna Kiss de An Nakahara tome 1

- Je serai là! de l'Homme Étoilé Coup de 💜

Je t'aime de Barbara Abel

 JE T'AIME 

de Barbara Abel





Résumé :

Rien n'est plus proche de l'amour que la haine.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l'adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l'occasion de tisser un lien avec elle et d'apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.

Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n'apprenne pas qu'elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d'imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission...

Ceci n'est pas exactement une histoire d'amour, même si l'influence qu'il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d'hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d'aimer parfois, de haïr souvent.

Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n'est plus proche de l'amour que la haine...


Avis :

Lecture commune du mois de février sur le blog, un peu d'amour et de haine en ce mois de l'amour, Je t'aime est un thriller psychologique où l'amour peut facilement mener à la haine.

Tout commence par un fait banal: Maude surprend sa belle-fille, Alice, en train de fumer un joint dans sa chambre. Alice lui demande de cacher à son père, Simon, sa bêtise, en promettant que ça ne se reproduira plus. Maude, ayant du mal à créer des liens avec Alice, voit là une bonne issue et décide de taire le délit de sa belle-fille.
Six mois plus tard, après avoir passé la journée avec son petit-ami, Bruno, à fumer des joints, Alice a une énorme altercation avec Nicole, la mère de Bruno, et quitte la maison de son copain, suivie de celui-ci, qui tient à la raccompagner. Après l'avoir déposée, Bruno s'apprête à rentrer chez lui, l'esprit enfumé. Il a un accident mortel avec un bus scolaire, tuant, en même temps, un petit garçon de sept ans.

Lorsque Nicole apprend la mort de son fils et que les relevés toxicologiques relèvent qu'il était sous l'emprise de substances illicites, elle ressent une haine furieuse envers Alice, qu'elle prend pour responsable pour la drogue...

Dès ce moment, Nicole va tout faire, avec l'aide de la mère du petit garçon tué, Solange, pour montrer qu'Alice est la seule vraie responsable de ce désastre. Comment Maude va-t-elle pouvoir faire comprendre à Simon qu'elle lui a caché l'incident dans la chambre d'Alice, six mois plus tôt?
Je t'aime est un livre de femmes, de quatre femmes dans la tourmente où chacune se défend avec ses armes jusqu'au bout.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui avait des aspects très réalistes : la scène dans la chambre avec Solange, l'entretien entre Simon et Arthur sont glaçants, par exemple.
Ce n'était que mon second roman de l'auteure et ça m'a redonné envie de me replonger dans sa bibliographie.
Même s'il y a un ou deux éléments qui m'ont paru un peu dommageable, je ne peux que vous recommander ce thriller psychologique qui vous glacera le sang sur le fait que la haine d'une personne n'a pas de limite.


Je t'aime
de Barbara Abel
Sorti le 03 mai 2018
chez Belfond
Sorti le 09 mai 2019
chez Pocket
464 pages/ 496 pages
19.50€ / 7.95€
4/5

Vers le soleil de Julien Sandrel

 VERS LE SOLEIL 

de Julien Sandrel




Résumé :

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Lorsque Sacha apprend la catastrophe, c’est tout leur univers commun qui vole en éclats. Tous leurs mensonges aussi. Car Sacha n’est pas vraiment l’oncle de cette petite fille de neuf ans : il est un acteur, engagé pour jouer ce rôle particulier quelques jours par mois, depuis trois ans. Un rôle qu’il n’a même plus l’impression de jouer tant il s’est attaché à Sienna et à sa mère. Alors que de dangereux secrets refont surface, Sacha sait qu’il n’a que quelques heures pour décider ce qu’il veut faire si Tess ne sort pas vivante des décombres : perdre pour toujours cette enfant avec laquelle il n’a aucun lien légal… ou écouter son cœur et s’enfuir avec elle pour de bon ?

En attendant, il décide de cacher la vérité à la petite fille, et de la protéger coûte que coûte...


Avis :

Lorsque j'ai découvert Julien Sandrel en 2018 avec La chambre des merveilles, j'ai tout de suite craqué pour la plume de l'auteur, qui, sur une base dramatique, arrive à insuffler de l'espoir, du bonheur, une renaissance. Du feel-good reposant sur un drame, c'est plutôt original.

Son deuxième roman, La vie qui m'attendait fut un véritable coup de cœur et, même si j'ai apprécié Les étincelles, c'est le livre que j'aime le moins chez l'auteur... J'étais donc très impatiente de découvrir le nouveau roman de Julien Sandrel.

Ici, nous suivons trois personnages : Sacha, un acteur qui ne jure que par l'éphémère : tous les jours, il appelle Sienna par le nom d'une fleur, rappelant le côté éphémère de la situation; Tess, une mère célibataire et sa fille, Sienna, qui souffre d'un drôle d'handicap. Un jour, Tess propose un contrat d'acteur pour le moins original à Sacha, elle souhaite l'engager pour jouer trois jours par semaine le rôle d'une figure masculine auprès de sa fille qui en a grandement besoin.

Pour Sienna, Sacha devient donc son oncle, le frère de son père. Une situation éphémère qui s'éternise puisque trois ans après, ils s'apprêtent à partir en vacances en Toscane, tous trois. Sacha et Sienna devançant Tess car elle souhaite s'arrêter à Gênes, voir sa meilleure amie, vivant sous le pont de Gênes. Malheureusement, l'action se situe en août 2018 et Tess est chez son amie lorsque le 14 août, le pont de Gênes s'écroule et tombe, entre autre, sur la maison de l'amie de Tess.

L'auteur nous plonge dans une situation anxiogène où on aimerait que Tess soit retrouvée, vivante, si possible et de savoir ce qu'il va advenir de Sacha et de Sienna, le cas échéant, puisqu'ils n'ont pas de lien de parenté.

C'est donc entre bouleversement et sourire qu'on va lire le roman, comme dans tous les romans de l'auteur, notamment, en voyant la relation de Sienna et de Sacha se développer comme une relation père-fille au-delà des liens du sang mais parce qu'ils se sont choisis bien que cette relation repose sur un mensonge pour Sienna.

Je ne vais pas aller plus loin dans ma description du roman, hautement addictif. La vie qui m'attendait reste mon roman préféré de l'auteur mais celui-ci est celui qui m'aura le plus touchée et bouleversée. Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman qui est une véritable réussite dans son genre et dont les personnages vous hanteront longtemps. 

Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.


La vie qui m'attendait
de Julien Sandrel
Sorti le 24 février 2021
chez Calmann-Lévy
270 pages
18.50€
4.5/5

Mort à vie de Cédric Cham

 MORT À VIE 

de Cédric Cham









Résumé :
Lukas coule une vie tranquille aux côtés de Camille et de leur fille Léana. Jusqu’au jour où tout vole en éclats : il est interpellé, et dans la foulée mis en garde à vue pour homicide involontaire... Voulant protéger son frère Eddy, Lukas va endosser une lourde faute qui n’est pas la sienne. Un choix terrible ! Pris dans cette spirale infernale, il se retrouve placé en détention provisoire. Fiché, numéroté. Écrou 52641. Ici, il va tenter de survivre entre Rudy et Assane, ses compagnons de cellule, dans un univers dont il ignore tout. Il va aussi devoir affronter Moussa et ses sbires... De l’autre côté des barreaux, Eddy, entouré d’une faune interlope, s’enfonce toujours davantage… Chacun construit sa propre prison. Personne n’y échappe…


Avis :
Cédric Cham est devenu un auteur chouchou pour moi dès la lecture de son premier roman, La promesse. Une plume percutante, dynamique, réaliste et qui n'hésite pas à frapper où ça fait mal. Et jusqu'ici, il ne m'a jamais déçue, j'attends donc ses romans avec impatience.
Mort à vie ne déroge pas à la règle. Il happe le lecteur dès le premier chapitre et ne le lâche pas jusqu'à la dernière page.
Le roman nous présente Lukas, un homme bien sous tout rapport, marié à Camille et papa d'une petite Léana, qui se fait arrêter sur son lieu de travail et interroger pour un homicide involontaire avec délit de fuite. Lukas accepte d'endosser la responsabilité de ce crime, sachant délibérément qu'il va gâcher sa vie familiale et professionnelle pour protéger son frère, Eddy, qui vit aux antipodes de Lukas, en traînant avec des personnes louches et vivant de menus larcins et consommant de la drogue quotidiennement.
Le lecteur se demande vite pourquoi Lukas sacrifie sa vie pour une personne qui, de toutes façons, gâche la sienne.

La thématique principale de Mort à vie est la culpabilité. Lukas est pris dans un étau cruel : il culpabilise pour une ancienne histoire avec Eddy et trouve normal de se sacrifier pour lui et il culpabilise de laisser de côté sa vie familiale pour un choix qu'il a fait, sans consulter Camille.
Le lecteur se demande ce qu'il a bien pu se passer dans le passé pour se sacrifier alors qu'Eddy, bien loin d'apprécier ce sacrifice, de se mettre au vert, ou même simplement de venir le voir, s'enfonce dans sa vie de petit bandit, se drogue de plus en plus et crache sur son grand frère...

Cédric Cham nous dépeint un monde carcéral, réaliste, brutal. Il nous montre à quel point un homme ressort broyé du système carcéral entre la déshumanisation de l'être qui ne devient qu'un numéro et les divers actes qu'il devra faire pour se faire respecter et s'en sortir.
Mort à vie est un roman très noir où chaque personnage est dépeint de façon qu'on se sent vite concerné par son sort qu'on l'apprécie ou non. La construction du roman est assez oppressante car on alterne entre la vie carcérale à l'ambiance anxiogène et la vie à l'extérieur où une épée de Damoclès plane au-dessus des personnages.
La fin du roman est glaçante et montre cruellement à quel point Lukas a changé, et pas sa vie...

J'ai vraiment apprécié la noirceur de ce roman qui ne m'a laissé aucun répit du début à la fin tant il était addictif et prenant. Une vraie claque et j'en redemande!

Je remercie les éditions Jigal pour leur confiance.



Mort à vie
de Cédric Cham
Sorti le 15 septembre 2020
Aux éditions Jigal
320 pages
19€
4.5/5

Hors-piste d'Allie Reynolds

                                                            HORS-PISTE 

d'Allie Reynolds





Résumé :
Six snowboardeurs. Amis (et rivaux).
Parmi eux, un disparu. Parmi eux, un assassin ?

Bienvenue dans les Alpes pour un week-end de retrouvailles. Dans un refuge de haute montagne, très isolé. Où on a vite fait de glisser dans une crevasse. (Ou de s'y faire pousser.) Mais qui a donc organisé cette escapade diabolique ?
Et surtout, qui a bien pu faire disparaître Saskia dix ans plus tôt ?

Entre thriller de haute voltige où tous les coups sont permis et huis clos hivernal des plus angoissants, Hors-Piste donne un vertige époustouflant !


Avis :
Encore un thriller hivernal sous la neige, en pleine montagne. Une ambiance idéale pour écrire un huis clos... et ça tombe bien car c'est exactement l'idée qu'a eu Allie Reynolds pour écrire son premier roman. En général, un auteur écrit sur ce qu'il connaît pour un premier livre et comme l'auteure a été championne de Snowboard, elle écrit sur des snowbordeurs. 
Les cases sont cochées, les clichés aussi mais qu'est-ce que donne ce premier roman? (ton volontairement cynique, j'adore les huis-clos et les clichés, quand ils sont intelligemment utilisés).

C'est un très bon thriller, très addictif où Curtis , Milla, Dale, Heather et Brent se retrouvent dans un refuge alpin suite à une mystérieuse invitation. Amis bien qu'ils ne se soient pas vus depuis une dizaine d'années, la promiscuité et les événements vont devoir les mettre face  à la disparition de Saskia, survenue dix ans plus tôt.

On sent vite qu'une histoire de vengeance est derrière cette réunion et que parmi les cinq amis se cache un assassin.
On va avoir deux espaces temps en remontant le temps, celui des compétitions et du sport et en revenant dans le présent, dans le refuge, pour comprendre le comment, le pourquoi et surtout qui est derrière la disparition de Saskia.

Difficile de s'attacher aux personnages, tant ils sont imbus d'eux-mêmes et que vous allez aimer les détester... Allie Reynolds manie très bien le suspense et rend son thriller très addictif où tous les coups sont permis, tout en se payant le luxe de nous offrir une fin inattendue.

Hors-Piste est typiquement le thriller efficace que vous allez pouvoir dévorer bien au chaud sous votre couette ou votre plaid avec plaisir... Je vous le recommande notamment pour son efficacité.

Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.


Hors-Piste
d'Allie Reynolds
Sorti le 27 janvier 2021
chez Calmann-Lévy Noir
464 pages
21.90€
4.5/5

Le théorème de la licorne de Gina Dimitri

 LE THÉORÈME DE LA LICORNE

 de Gina Dimitri





Résumé :

Selon le théorème de la licorne, ce n’est pas parce que personne n’a jamais vu de licorne que les licornes ne peuvent pas exister.

Selon moi, le Prince Charmant est une licorne comme les autres. Je ne dis pas qu’il est un mythe. Je dis seulement que je ne l’ai pas croisé…

Jusqu’au jour où je fais la rencontre d’Aristarkh Lvov. Ou, pour être exacte, de sa Majesté Impériale Aristarkh Vassili Aleksandr Lvov.

Il est roi, je n’ai rien d’une princesse. Une histoire comme la nôtre, cela ne s’est jamais vu. Néanmoins, si on se fie au théorème de la licorne…

Avis :

J'ai connu Gina Dimitri en 2017 quand elle écrivait des polars déjantés avec des personnages féminins très intelligents, avec des prénoms improbables, mais totalement psychopathes.

Elle a opéré ces dernières années un virage à 360° et écrit à présent des romances bien frappées du bulbe, originales, pas gnangnan du tout et surtout très drôles, mais bien des romances.

Moi, qui n'en lis quasi pas, sauf une auteure ou deux, lire un Gina Dimitri, c'est déguster une délicieuse guimauve, marinée à la sauce piquante. 

On s'attache facilement à Crépine, la trentaine, 1.85m, cheveux et yeux violets, vivant très modestement dans un pays de l'Est au doux nom de Vaasie ( que les amateurs de Donjons et Dragons doivent connaître), où elle est souvent traitée comme une sorcière et est régulièrement humiliée par la population. 

Un jour, sa Majesté Impériale Aristarkh Vassili Aleksandr Lvov (s'il n'y a pas d'humour geek, je n'y comprends rien^), lui propose de l'épouser, chose qu'elle ne peut refuser sous peine que sa famille soit exilée. Charmant, comme demande de mariage, vous en conviendrez...

Presque comme une romance normale, les deux vont apprendre à s'apprivoiser, se détester et s'aimer, pas forcément dans cet ordre et parfois en même temps...

Le rapport avec la licorne? Le même que la probabilité de l'existence du prince charmant et un peu plus que je vous laisse découvrir.

J'ai souvent ri à la lecture de cette comédie romantique même si parfois je ne savais pas trop où nous menait l'auteure dans la véracité des sentiments ou dans la traîtrise de certains. Le théorème de la licorne est une bonne lecture détente où on ne boude pas son plaisir. Bien que ce ne soit pas mon préféré de l'auteure, je me rappellerai longtemps de cette romance et de ses personnages bien trempés.

Je remercie l'auteure pour sa confiance.



Le théorème de la licorne

de Gina Dimitri

Sorti le 14 février 2021

en auto-édition

432 pages

13.70€

4/5

Je serai là! : Comment je suis devenu l'Homme Étoilé de L'Homme Étoilé

 JE SERAI LÀ ! : COMMENT JE

 SUIS DEVENU L'HOMME ÉTOILÉ 

de L'Homme Étoilé




Résumé :
Dans ce nouveau roman graphique émouvant, lumineux et drôle, L'Homme étoilé raconte la naissance de sa vocation de soignant. Des rencontres marquantes avec des patients, aux expériences dans différents services (psychiatrie, urgences...), L'homme étoilé livre une réflexion sur l'accompagnement des patients mais aussi de ses proches.

Avis :

L'année dernière, le premier roman graphique de L'Homme Étoilé fut mon coup de cœur graphique de l'année avec son À la vie dont vous pouvez retrouver ma chronique ici .

Lorsque j'ai su que l'auteur sortait un nouveau roman graphique, j'étais très enthousiaste à l'idée de le découvrir, tant le premier m'avait plu et bouleversé.

J'ai adoré ce nouvel opus, de voir comment il est arrivé à sa vocation de soignant et comment, au fil de ses stages, il a choisi les soins palliatifs.

Quelques tranches de vie, des moments difficiles avec certains patients mais toujours beaucoup d'humanité et un certain côté héroïque dans ce métier des héros du quotidien qui œuvrent en silence.

Je serai là! est aussi un coup de cœur, où l'auteur se dévoile un peu plus, sur sa vie personnelle en plus de son métier, qui est une vraie passion et dont il parle avec aisance avec sa compagne.

Malgré un thème triste, L'homme Étoilé vous met le sourire sans tomber dans la gaudriole ou le pathos, un entre-deux, qui vous fait relativiser quand vous refermez le livre car même si l'issue des patients de Xavier est inéluctable, on se sent revigoré que ces patients aient croisé le chemin de L'Homme Étoilé qui leur a mis quelques étoiles dans les yeux avant le grand départ...

Un roman graphique que je vous recommande chaudement une nouvelle fois, pour vous ou à offrir...

Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.



Je serai là! : Comment je suis devenu L'Homme Étoilé

de L'Homme Étoilé

Sorti le 20 janvier 2021

chez Calmann-Lévy Graphic

144 pages

16.50€

Coup de 💜

Le veilleur des songes d'Elisabeth Larbre

 LE VEILLEUR DES SONGES

 d'Elisabeth Larbre





Résumé :

Une nuit d'automne, les habitants d'un charmant village se trouvent confrontés à un drame aussi terrible qu'inattendu. Dès lors ce joli cadre champêtre va devenir malgré lui le théâtre de lourdes révélations. Par la bouche et les yeux d'un mystérieux narrateur, le lecteur se voit entraîné au fin fond de cette campagne secouée par les secrets bien gardés de ses habitants. Chacun tisse sa toile et très vite la vie de tous se mêle et s'entremêle. Un couple se déchire, un ado à l'esprit fragile et pervers fait les quatre cents coups, un paysan aux mœurs inavouables se confronte à un capitaine de gendarmerie, un jeune veuf solitaire, ivre du matin au soir, devient pour tous ou presque la cible parfaite...



Avis : 

La maison d'éditions Fauves m'a proposé de lire ce livre, je ne connaissais pas le livre mais j'avais déjà vu passer de très bons avis sur le premier livre de l'auteure passer : Les embruns du fleuve rouge. Donc, je n'attendais rien de précis en commençant le livre, je n'avais lu que la quatrième de couverture et je trouvais la couverture jolie et énigmatique.

Un mystérieux narrateur, omniscient, nous parle du village où il réside et de ses habitants. Petit à petit, chaque profil se précise avec des petits vices pour chacun. 

Suite au meurtre d'un adolescent qui terrorisait la ville par ses frasques, l'enquête, par le témoignage accablant du Père François, arrête le pauvre Clément, devenu alcoolique, suite à la perte de sa femme et de son bébé, que tout accuse et surtout que l'adolescent avait mis le feu à la maison du suspect en le coinçant à l'intérieur.

Un jeu entre le commissaire Brieuc, qui ne croit pas à la culpabilité de Clément, va commencer avec le Père François, un peu trop pressé d'accuser le pauvre homme pour être honnête...

J'ai beaucoup aimé ce roman si on met de côté les dernières pages, nous contrebalançant complètement l'intrigue mais qui ne m'ont pas du tout convaincu. Si on ne tient pas compte de ces dernières pages, on a un roman intéressant avec une intrigue ciselée et réaliste, avec une galerie de personnages intéressants et un mystérieux narrateur que j'avais débusqué assez tôt dans la narration.

Un polar gentillet sur fond de campagne où tout le monde se connaît mais où les secrets restent bien gardés.

Une jolie trouvaille que je vous recommande.

Je remercie les Editions Fauves pour leur confiance.



Le veilleur des songes

d'Elisabeth Larbre

Sorti le 21 octobre 2020

Aux éditions Fauves

274 pages

21€

4/5

Idoles de Marianne Weller

 IDOLES 

de Marianne Weller





Résumé :

En 2004, un nouveau groupe de cinq chanteurs fait ses débuts en Corée du Sud. Le plus jeune a quinze ans, le plus âgé dix-sept. Ils se sont rencontrés par hasard, réunis par la plus grosse agence de production du pays. Ils vont devenir le groupe le plus célèbre de toute l'Asie, battant tous les records de popularité. Et les meilleurs amis du monde. Mais, pour trois d'entre eux, la liberté compte plus encore. En 2009, entouré d'une pression médiatique énorme, le groupe vole en éclat et les ennuis commencent. Procès, déchirements, l'industrie musicale coréenne ne compte pas laisser s'envoler ainsi la poule aux œufs d'or... Un récit inspiré de l'histoire du groupe TVXQ!, stars incontestées de la deuxième génération de K-Pop, éternellement regrettés, longtemps pris pour modèles par la génération d'aujourd'hui. L'histoire d'une amitié hors du commun. Un parcours de découverte où se confrontent les générations, entre intérêts économiques, respect des traditions et quête de reconnaissance.


AVIS :

Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, mais moi, j'entends souvent parler de K-Pop à la maison par mes ados, mais je n'y connais rien, mise à part que c'est de la musique coréenne et qu'ils remplissent les plus grandes salles de concert françaises en quelques minutes dès que la billetterie est ouverte. Lors de la masse critique de Babelio de Janvier, j'ai vu un livre sur la K-Pop et ai candidaté pour en savoir plus sur cet univers.

J'ai remporté le livre et l'ai lu en quelques heures, le livre fait moins de 200 pages. Ce n'est pas un roman mais un docu-fiction, s'appuyant sur le groupe de K-Pop TVXQ, pour nous faire comprendre cet univers et ce système très particuliers.

L'auteure, Marianne Weller, a fait de nombreuses recherches sur la K-Pop, la Corée et l'entertainment coréen pour nous livrer un essai le plus exhaustif possible.

Elle a choisi le cas de TVXQ car certains membres de ce groupe se sont rebellés de cette sorte d'"esclavage" et en  le rendant public.

Dans ce livre, j'ai compris ce qu'était la K-Pop et vu que ce n'était pas uniquement des boys ou girls bands formés sur casting, mais une entreprise bien plus vaste qui forme ces futurs groupes dès le plus jeune âge. C’est terrifiant et à la fois passionnant, j'ai trouvé. La rigueur de ce pays est partout, à toutes les échelles...

Pour ceux qui aiment la K-Pop ou ceux qui, comme moi, s'interrogent sur ce courant musical, le livre sera intéressant sur bien des points, même si j'ai trouvé le style trop linéaire et scolaire.

J'ai trouvé à peu près ce que je cherchais dans ce livre, dommage qu'on s'appuie uniquement sur le groupe TVXQ, qui est mort depuis plus de dix ans. On voit bien la folie que le groupe engendrait sur les fans en Asie et en Amérique; la folie européenne n'est pas abordée, peut-être son arrivée fut quelques années après.

Je remercie Babelio Masse Critique et l'Atelier des Cahiers pour leur confiance.



Idoles 

de Marianne Weller

Sorti le 26 mai 2020

A l'Atelier des Cahiers

176 pages

18€

3/5


Solitudes de Niko Tackian

 SOLITUDES 

de Niko Tackian




Résumé :

Elie Martins est garde nature dans le massif du Vercors. Amnésique suite à une blessure par balle, il est reparti à zéro dans cette région encore préservée. Alors qu’une tempête de neige s’annonce, Elie se lance sur la piste d’un loup signalé par plusieurs bergers. Les empreintes ensanglantées le conduisent à un immense pin situé dans une plaine désertique. Une femme nue est pendue à ses branches, une mystérieuse inscription gravée sur sa chair. Cette découverte macabre anime immédiatement quelque chose sur la toile blanche de ses souvenirs. La victime est un message à son attention, il en est certain. ? Le lieutenant Nina Melliski est alors dépêchée sur les lieux. Elie est-il coupable ou victime ? Elle ne sait que penser, mais son instinct lui dit que les réponses se trouvent dans les souvenirs disparus de cet homme sans passé.



Avis :

Niko Tackian, c'est l'auteur qui commence mon année en général puisque son livre sort dans les premiers jours de l'année. Depuis 4 ans, c'est la première fois que je le lis en février, l'ayant reçu tardivement.

Je lis la quatrième de couverture : neige, grands espaces, amnésie... ??? Euh, ça vous rappelle quelque chose? Moi, oui, son dernier one shot, Avalanche Hotel... je me dis :"on repassera pour l'originalité" mais je vous rassure les similitudes s'arrêtent là, l'intrigue est totalement différente.

Le roman a été écrit en trois mois l'année dernière, lors du premier confinement. J'ai trouvé vraiment décevant ces similitudes avec Avalanche Hotel, et si l'intrigue est plutôt bien ciselée, j'ai mis plus d'une semaine à lire ce roman car je trouvais le ton très fade.

Le style  de Niko Tackian est reconnaissable avec les thématiques 
de la mémoire et des racines, du besoin viscéral de savoir qui  on est et d'où on vient. La thématique des racines étant ici renforcée par la magnifique couverture montrant un arbre en reflet.
La femme forte revient souvent aussi dans ses romans et est, ici, parfaitement représentée par Nina Melliski.

Du coup, je suis très mitigée avec ce dernier opus : autant j'ai apprécié l'intrigue et les personnages, autant j'ai été déroutée par le ton et la résolution de l'intrigue, qui, pour moi, comportait plus d'une incohérence...

Une petite déception et ça repart... Une enquête avec Tomar et Nina ne me déplairait pas^^

Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.


                                                          
                                            
Solitudes
de Niko Tackian
Sorti le 06 janvier 2021
chez Calmann-Lévy Noir
300 pages
19.50€
3/5

lundi 22 février 2021

Ce qu'il faut de nuit de Laurent Petitmangin

 CE QU'IL FAUT DE NUIT 

de Laurent Petitmangin





Résumé :

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes.



Avis :

Dans ce premier roman, l'auteur place son intrigue dans la province de la Lorraine, un milieu ouvrier.
Dans ce roman contemporain (noir), un père, le narrateur, élève seul ses deux fils adolescents, Fus (Frédéric), l'aîné, et Gillou, suite à la mort de la môman.

On assiste à un roman assez inédit où l'amour paternel est clairement exposé. Bien que le père soit un taiseux, les enfants sont très solidaires et le deuil se passe aussi bien que possible. Le père partageant son temps entre son métier de cheminot et ses permanences de militants de gauche, il ne manque aucun match de foot de son aîné et oeuvre pour que son cadet réussisse ses études afin qu'il entre dans une prestigieuse école de la capitale.
Les années passent et l'aîné prend ses distances jusqu'à fricoter avec des jeunes de l'extrême droite : la pire trahison et humiliation pour le père qui a du mal à pardonner à son fils. L'ambiance va devenir de plus en plus tendue jusqu'au point de non retour.

C'est un très court roman, je ne vous en dévoilerai pas plus car la suite est beaucoup plus sombre et arrive à plus de la moitié du roman. C'est une histoire entre trois hommes, d'une même famille, et cependant, très différents.
Pour ce premier roman, l'auteur a réussi à nous faire entrer dans l'intimité de ces trois hommes, à nous montrer un amour filial et un amour paternel fort malgré de nombreux non-dits.

La plume de l'auteur est intéressante et fluide. Si les éléments mettent un peu de temps à se mettre en place et qu'on se demande où l'auteur veut nous mener, la seconde partie répond aux questions et nous laisse fermer le livre en nous assénant un uppercut.

Le final de ce roman vous laissera un goût amer en bouche et vous n'oublierez pas de sitôt cette famille ordinaire. Je suis curieuse de voir ce que l'auteur nous proposera dans son second roman.

Le roman a remporté le prix Fémina des Lycéens.

Je remercie la maison d'éditions pour sa confiance.





Ce qu'il faut de nuit
de Laurent Petitmangin
Sorti le 20 août 2020
Aux Éditions de La Manufacture de Livres
187 pages
16.90€
3.5/5