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mardi 20 août 2019

LE VOL DE L'AUTRUCHE 
de Crysten Sullivan









Résumé :

Maggie est une jeune américaine de vingt-trois ans installée à Paris. À cause d'un grave problème de surpoids, elle se heurte au regard des autres, à la difficulté de trouver du travail, d' avoir des amis, de rencontrer l'amour. Un jour, lors d'un entretien d'embauche dans une multinationale, on lui fait une proposition totalement inattendue. Si Maggie l'accepte, elle risque de voir le cours de sa vie changer du tout au tout. Mais pour cela, il va falloir quitter l'ombre et affronter la lumière. Maggie, « l'autruche » complexée et mal dans sa peau, va-t-elle réussir à prendre son envol ? Quelles épreuves et quelles joies l'attendent ? Comment se dévoiler lorsqu'on a passé toute sa vie à se cacher ? Crysten Sullivan décrit avec une grande finesse le quotidien souvent difficile d 'une jeune femme obèse. L'extraordinaire vitalité de son héroïne Maggie donne au récit un ton enlevé qui déjoue les idées reçues.


Avis :

J'ai eu très peur avec ce livre...

Je n'ai pas du tout adhéré aux cent premières pages du roman... Pourquoi? Il y a, pour moi, tous les clichés sur l'obésité et de la grossophobie réunis. Du coup, je n'arrivais pas à accrocher au personnage principal et au récit que je trouvais trop caricatural (ouh la grosse dame qui prend deux sandwichs pour son déjeuner avec une pâtisserie ... ouh la vilaine grosse dame qui prend deux sièges dans le métro avec son gros cul aux heures de pointe, ouh personne ne m'aime et personne n'a envie d'être vue avec une grosse dame... sérieusement? on en est encore à écrire des trucs comme ça en 2019?).
Alors oui, la grossophobie est un fait et beaucoup de personnes obèses en souffrent mais non tous les obèses ne mangent pas deux sandwichs, ne prennent pas deux places dans les transports, ... bref cette partie m'a énervée.

En même temps, il y a de belles choses décrites comme le trauma de cette maladie qui peut en effet isoler, être handicapant et discriminant quand on cherche du travail et dangereux pour la santé... oui, c'est une maladie, car je le répète, tous les obèses ne se goinfrent pas pour le devenir et même s'ils le font, il y a une souffrance derrière assurément...

Heureusement, la deuxième partie flirte réellement avec le feelgood et on fait la connaissance de personnages attachants, on assiste à des situations rocambolesques qui valent leur pesant de travail de zygomatiques avec une morale qui montre que finalement tout n'est pas désespéré.

Le vol de l'autruche se finit de façon abrupte, plein de questions restent sans réponse, disons que l'héroïne a le pied à l'étrier et qu'on espère que tout va aussi bien se passer qu'elle l'espère car sinon bonjour la dépression à venir...

Je suis donc assez mitigée avec cette lecture, qui m'avait attirée avec son pitch atypique mais qui s'avère bourrée de clichés pour finir en queue de poisson... Bon, le roman faisant 400 pages, j'ai réussi à m'amuser environ 200 pages, tout n'est pas perdu.

Ce sujet me touchant beaucoup, je l'ai peut-être pris trop à cœur et il vous plaira peut-être en l'état car j'ai vu beaucoup de commentaires positifs sur ce roman.

Une évasion livresque en demi-teinte pour moi sur ce coup-ci.

Je remercie l'agence de Presse Gilles Paris pour sa confiance.

LE VOL DE L'AUTRUCHE
de Crysten Sullivan
Sorti le 05 avril 2019
chez Carnets Nord
368 pages
3/5


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