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jeudi 30 avril 2020

22/11/63 
de Stephen King









Résumé :

Imaginez que vous puissiez remonter le temps, changer le cours de l'Histoire. Le 22 novembre 1963, le président Kennedy était assassiné à Dallas. À moins que...

Jake Epping, professeur d'anglais à Lisbon Falls, n'a pu refuser d'accéder à la requête d'un ami mourant : empêcher l'assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l'entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l'époque d'Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d'un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d'une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps.
Avec une extraordinaire énergie créatrice, King revisite au travers d'un suspense vertigineux l'Amérique du baby-boom, des « happy days » et du rock and roll.



Avis :

Voilà un livre que j'avais laissé traîner longtemps dans ma PAL, le plus ancien, craignant le volume du livre (près de 1000 pages) et trop d'aspects historiques et géopolitiques.

Mais Stephen King demeure le King et que ce soit une œuvre mineure ou une œuvre majeure, il arrive toujours à insuffler dans ses romans un intérêt sans faille pour ses lecteurs.

22/11/63 ne déroge pas à la règle et bien que le livre soit un gros pavé, on se laisse vite entraîner dans l'histoire de Jake, qui découvre une faille temporelle, dans le cagibis du resto d'un ami et se voit investi d'une mission: retourner dans le passé pour empêcher l'assassinat du Président John Fitzgerald Kennedy, le 22.11.63 à Dallas.

Une fois franchi le portail temporel, Jake atterrit en septembre 1958 où il doit se créer une nouvelle vie et mener sa propre enquête pour savoir si Lee Harvey Oswald était bien le seul tireur, notamment grâce aux notes de son ami Al, qui avait déjà essayé plusieurs fois de se rendre dans le passé mais était trop vieux et trop souffrant.

Jake n'aura pas la tâche aisée car le passé est tenace et il devra faire face à de nombreux aléas, ébranlant sa foi en sa mission.

Du fantastique, de l'historique, de la romance, de la géopolitique, ainsi que de nombreux clins d’œil à des œuvres passées comme Ça, Le Fléau, Shining, Jessie, Christine, ...(j'apprécie ces passages anecdotiques que certains auteurs font à leurs lecteurs les plus assidus dans que ce soit incompréhensible pour les autres lecteurs), 22/11/63 vous donnera aussi quelques frissons au fil des pages avec un suspense haletant.

La thématique de l'effet papillon est ici bien développée avec la crainte que chaque action anodine ait des conséquences catastrophiques dans le présent et le futur. Une thématique passionnante et terrifiante à la fois avec laquelle Stephen King va s'amuser aux dépens des personnages et des lecteurs.

Le travail d'ambiance des années 50-60 est superbement retranscrit dans ce roman et le fait que le héros arrive en 1958 dans le passé pour un dénouement en 1963 laisse le temps à l'auteur et le lecteur de bien s'imprégner dans cette époque.

Des longueurs? Oui, sur 1000 pages, il y en a eu, surtout, en ce qui me concerne les nombreux passages sur l'histoire américaine et les passages géopolitiques que j'ignorais et ne maîtrisais pas, notamment parce que ce n'est pas ma culture. Les nombreux auteurs, chanteurs ou groupes de l'époque qui ne font pas partie de mon patrimoine, même si certains noms ont bien sûr traversé l'Atlantique.

22/11/63 est un livre riche et compact qui vous donnera le tournis par ses divers rebondissements et moments de courses contre la montre.

Ce livre est, pour beaucoup de lecteurs, un coup de cœur. Pas pour moi, pour les raisons évoquées plus haut.
Cependant, c'est un très bon livre pour moi et un des meilleurs de l'auteur et qui a l'avantage de pouvoir être lu par le plus grand nombre (l'horreur ne faisant pas partie des genres abordés par le roman).

Ce livre a fait l'objet de la lecture commune du mois d'avril du blog Mes évasions livresques et a séduit les participants.

22/11/63
de Stephen King
Sorti le 27 février 2013
chez Albin Michel
944 pages
25.90€
4/5
 

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